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La French Tech joue les vedettes à Las Vegas

Les Echos
publié le 6 janvier 2016
Par FABIENNE SCHMITT

Un volant qui change de couleur pour signaler une conduite dangereuse, un minibar commandé par un smartphone qui réalise 300 cocktails différents... Bienvenue au «CES Unveiled» ! A Las Vegas, où le Consumer Electronics Show (CES), grand salon de la high-tech mondiale, débute mercredi, la tradition veut qu'il soit précédé du «CES Unveiled», un événement qui a vocation à permettre à une sélection de start-up du monde entier de se présenter à des centaines de journalistes, avant l'ouverture du salon.

La manifestation a pris des allures de foire aux objets connectés, les vedettes du CES. Caméras et flash dans tous les sens, bousculades... A l'intérieur du «CES Unveiled», c'est un peu la cohue. Mais dans une joyeuse atmosphère. Les quelques 180 jeunes pousses présentes sont prêtes à tout pour attirer l'attention des journalistes, paradant, alignées derrière leurs mini-stand et «pitchant» (déroulant leurs arguments commerciaux) à qui mieux-mieux.

La French Tech joue les vedettes à Las Vegas

Et au petit jeu du «m'as-tu vu ?», les français se montrent particulièrement doués. On n'a pas de mal à croire que l'Hexagone est, cette année, la deuxième délégation, après les Etats-Unis, en nombre de start-up représentées au CES : dans les allées, on entend parler français un peu partout. Ici Arkalys et son «son 360°», là Sensorwake et son réveil olfactif, l'un des lauréats du programme «moteur de réussites françaises» de Google. «En deux minutes le matin il vous réveille avec la diffusion d'une odeur de toast, de bord de mer, ou même d'un dollar !», sourit l'un des jeunes cofondateurs Guillaume Rolland, sourire ultra brite, visiblement rompu à l'exercice du «pitch».

Les français présentent soit des prototypes, comme Ubiant qui a inventé le Luminion, un objet lumineux permettant de gérer sa consommation d'énergie en la comparant notamment avec la communauté. Soit des produits déjà commercialisés, à l'instar de 10 Vins, un sommelier qui vous sert votre verre de vin dans les conditions idéales de température et d'oxygénation, en moins d'une minute.

Certaines start-up, déjà présentes lors de l'édition 2015, sont revenues cette année. C'est le cas de Giroptic et sa caméra 360° ou de Lima, qui a conçu un boîtier permettant de créer son propre cloud pour tous les appareils (tablette, PC, smartphone), qui est désormais commercialisé depuis décembre. Celles aux moyens les plus limités sont sur de minuscules stands tout au fond de la salle, alignées sur une même rangée. « On a payé 300 dollars, mais si on est là, c'est aussi parce qu'on a été sélectionné», affirme Arthur Eberhardt, l'un des cofondateurs de Prizm, une borne connectée capable de connaître les goûts musicaux des personnes qui l'entourent.

Les stars françaises comme Parrot, Withings ou encore Netatmo sont aussi présentes. Le premier avec Disco, son nouveau drone, une aile volante qui offre des angles différents des habituels quadricoptères et qui peut aller jusqu'à 80 km/h, le second avec un thermomètre temporal connecté, et le troisième avec sa nouvelle caméra de sécurité capable de différencier animaux, être humains et voiture.

Pour toutes, c'est le premier tour de piste avant le grand bain du CES où elle sont plongées dans des halls immenses, devenant alors beaucoup moins visibles. La French Tech a su cependant montrer une fois de plus qu'elle savait faire parler d'elle.


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